Plastie Brachiale
INFORMATIONS DES PATIENTS - Chirurgie plastique générale I

La plastie brachiale est une intervention chirurgicale qui permet de remettre en tension la peau de la face interne des bras. En effet, suite à un amaigrissement important, aux grossesses, ou tout simplement aux effets du vieillissement de la peau, il peut apparaître un excédent cutané dans cette région.

L'intervention consiste à réséquer cet excédent cutané, au prix d'une cicatrice longitudinale, plus ou moins longue, sur la face interne du bras. En fonction de l'importance et de la localisation exacte de l'excès cutané, il pourra exister une cicatrice supplémentaire transversale dans le creux axillaire (aisselle).

Selon les cas, cette intervention peut être associée, dans le même temps opératoire ou lors d'une première opération, à une lipoaspiration de cette même région.

Cette intervention ne sera prise en charge par la sécurité sociale, après accord préalable de sa part, que dans les cas de "chirurgie réparatrice après amaigrissement pour obésité morbide dans les suites de la chirurgie bariatrique". Dans le cas contraire, il s'agit d'une intervention de chirurgie esthétique, qui n'est prise en charge ni par la sécurité sociale, ni par la mutuelle. L'ensemble des frais est à votre charge, et aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit. Un devis vous sera remis par votre chirurgien lors de votre deuxième consultation.

 

Les cicatrices

Comme pour toute intervention chirurgicale, il existe des cicatrices définitives. Les cicatrices d'une plastie brachiale sont classiquement situées sur la face interne du bras, de longueur variable (pouvant aller de l'aisselle au coude), +ou- associées à une deuxième cicatrice transversale dans l'aisselle.

Comme toutes les cicatrices (voir cette fiche):

 

  • elles sont définitives et indélébiles.
  • elles doivent être protégées du soleil pendant au moins un an pour éviter le risque de pigmentation définitive.
  • elles peuvent être rouges et visibles pendant plusieurs mois.
  • elles peuvent être larges, hypertrophiques (en relief) ou chéloïdes de façon imprévisibles, notamment dans leur partie inférieure (à proximité du coude). Elles peuvent parfois nécessiter une retouche chirurgicale lorsqu'elles sont larges et/ou des injections de corticoïdes lorsqu'elles sont hypertrophiques.
  • leur aspect définitif (largeur, épaisseur, couleur) est imprévisible et ne doit pas être jugé avant 12 mois.

 

Les risques

 

Tout acte médicale, investigation, exploration, intervention sur le corps humain, même conduit dans des conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et à la réglementation en vigueur, expose à un risque de complication. Comme toute intervention chirurgicale, la plastie brachiale comporte des risques :

 

  • Les risques liés à l'anesthésie générale vous seront exposés par le médecin anesthésiste lors de votre consultation (voir cette fiche)
  • Les risques de complications générales de la chirurgie (voir cette fiche) parmi lesquelles il faut insister sur les suivantes :
    • Les accidents thrombo-emboliques (phlébites, embolies pulmonaires). Bien qu'exceptionnels dans cette intervention, ils sont graves et peuvent être mortels. Leur risque de survenue est augmenté si vous avez déjà eu de tels accidents auparavant. L'arrêt de la pilule un mois avant l'intervention, le port de bas de contentions, le lever précoce et un éventuel traitement anti-coagulant peuvent contribuer à diminuer ce risque.
    • L'hématome, qui peut obliger à une réintervention sous anesthésie générale. Il est généralement sans conséquence sur le résultat esthétique de l'intervention.
    • L'épanchement lymphatique, qui peut apparaître quelques semaines après l'intervention et peut nécessiter des ponctions répétées.
    • La nécrose cutanée, qui prolonge de plusieurs semaines la durée de la cicatrisation et des pansements, et laisse des cicatrices larges. Elle est nettement favorisée par le tabagisme, qui altère durablement la circulation capillaire du sang, ainsi que par l'obésité. L'importance de cette nécrose peut être variable et nécessiter une nouvelle intervention.
    • L'infection, est rare mais possible. Elle peut nécessiter un traitement par antibiothérapie et/ou un drainage chirurgical.
    • Modifications de la sensibilité. A type d'engourdissement, d'insensibilité, ou de sensations "bizarres" dans la région de la face interne du bras, ces modification sont assez fréquentes et disparaissent habituellement, au moins partiellement, avec le temps (plusieurs mois ou années selon les cas).
    • Les cicatrices, dont le résultat est imprévisible et ne doit pas être jugé avant 12 mois (voir plus haut).
    • La symétrie exacte des cicatrices et de la silhouette des bras ne peut pas être garantie.
  • Subjectivité : L'intervention étant motivée par des raisons esthétiques, les résultats ne peuvent être appréciés que subjectivement. Il est donc important d'admettre que les résultats obtenus peuvent ne pas correspondre exactement aux résultats espérés. 

 

 

Avant l'intervention

 

  • 2 consultations de chirurgie espacées de 15 jours minimum sont obligatoires avant tout acte de chirurgie esthétique.
  • 1 consultation d'anesthésie est obligatoire plusieurs jours avant l'intervention, au cours de laquelle sont prescrits des examens biologiques (prise de sang) et éventuellement cardiologiques (éléctrocardiogramme).
  • Des photographies médicales sont toujours réalisées.
  • Un vêtement compressif vous est prescrit.
  • Si l'intervention n'est pas prise en charge par la sécurité sociale, prévoyez une période d'indisponibilité professionnelle de 1 à 2 semaines après l'intervention, car aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit. De plus, l'ensemble des frais encourus est à votre charge puisqu'il s'agit d'une intervention de chirurgie esthétique.
  • Les consignes médicales les plus importantes sont les suivantes :
    • Arrêt stricte du tabac 2 mois avant l'intervention, pour réduire le risque de nécrose cutanée.
    • Arrêt de la prise d'aspirine, d'anti-inflammatoire, ou d'anti-coagulants oraux dans les 15 jours qui précèdent l'intervention, pour réduire le risque hémorragique.
    • Arrêt de la contraception orale 1 mois avant l'intervention, pour diminuer le risque thrombo-embolique.

 

 

L'intervention

 

L'intervention se déroule toujours sous anesthésie générale. Elle dure de 1h30 à 2h30 selon les cas.

Vous êtes hospitalisé(e) la veille ou le matin de l'intervention à 7h30

Vous devez impérativement être à jeun depuis minuit (y compris pour l'eau et le tabac).

 

Après l'intervention

 

 

  • Une surveillance a lieu en salle de réveil, puis dans votre chambre.
  • Un système de drainage est habituellement mis en place pour diminuer le risque d'hématome. Il est généralement conservé un ou deux jours, en fonction de sa production. Il n'empêche pas le retour à domicile, si le chirurgien considère qu'il est possible.
  • Le pansement est généralement retiré le second jour après l'intervention. Il a pour but de comprimer les zones décollées pendant les premiers jours. Il est progressivement remplacé par un vêtement compressif, en tissu élastique, sans armature, que vous avez acheté avant l'intervention, et qui est à conserver jour et nuit pendant un à deux mois environ.
  • Afin de réduire le risque de phlébite, votre lever précoce sera systématiquement encouragé, dès le lendemain de l'intervention. Ne vous levez pas seul la première fois, et attendez l'infirmière.
  • Les efforts musculaires importants au niveau des bras sont interdits pendant 1 à 2 mois.
  • L'hospitalisation dure le plus souvent 2 jours. Il est recommandé qu'une personne accompagne votre retour à domicile.
  • Les fils le plus souvent résorbables.
  • La première douche est autorisée le lendemain de l'ablation des drains.
  • De façon classique et habituelle, il existe pendant les premières semaines ou les premiers mois qui suivent l'intervention :
    • un oedème (gonflement) et des ecchymoses ("bleus"). D'importance variable, ils sont souvent asymétriques. Ils persistent pendant quelques semaines, et au moins 15 à 21 jours.
    • une diminution ou une disparition de la sensibilité des zones décollées au niveau de la face interne du bras pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. En outre, les zones décollées restent indurées pendant plusieurs mois.
    • parfois des douleurs, qui sont bien soulagées par les traitements antalgiques.
  • Plusieurs consultations de contrôle sont réalisées, environ 1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an après l'intervention.

Finalement, 6 à 12 mois sont nécessaires avant de pouvoir juger du résultat définitif de l'intervention. Dans tous les cas, il existe toujours un certain degré d'asymétrie entre les 2 côtés.

 



 
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