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Nymploplastie (réduction des petites lèvres)
INFORMATIONS DES PATIENTS - Chirurgie du périnée et des organes génitaux

 

L'hypertrophie des petites lèvres est une affection relativement fréquente qui peut générer des troubles fonctionnels lors de la pratique de certains sports (cyclisme, équitation...) ou lors des rapports sexuels (dyspareunie), ainsi qu'une gène esthétique importante lors de l'habillage (vêtements moulants, maillots de bains...) ou des rapports intimes. De moins en moins tabou, la réduction des petites lèvres peut améliorer considérablement la vie amoureuse et sociale de certaines femmes complexées.

Même si de nombreuses causes ont été évoquées, la grande majorité des hypertrophies des petites lèvres est liée à une simple imprégnation hormonale (oestrogènes) pendant la puberté.

Habituellement, l'hypertrophie des petites lèvres s'accentue avec la grossesse et finit par diminuer lors de la ménopause.

La réduction chirurgicale des petites lèvres (nymphoplastie de réduction) est classiquement indiquée lorsqu'il existe des douleurs ou un excès supérieur à 4 cm, mais la gène occasionnée n'est pas toujours proportionnelle à l'importance de l'hypertrophie.

Dans les cas d'hypertrophies avérées, la nymphoplastie de réduction peut être prise en charge par la sécurité sociale (code JMMA005 de la CCAM).

 

Les différentes techniques de nymphoplastie

 

De nombreuses techniques de nymphoplasties ont été décrites mais l'immense majorité des hypertrophies des petites lèvres peut être traitée par résection longitudinale (technique la plus ancienne) ou par résection triangulaire (technique plus récente)

 

La technique de résection longitudinale

Il s'agit de la première technique décrite. Elle consiste à réséquer directement la partie excédentaire des petites lèvres prolabant entre les grandes lèvres. La cicatrice est alors située longitudinalement sur le bord libre des petites lèvres.

Même si cette technique reste indiquée dans certaines situations (notamment dans les cas d'asymétries très importantes), elle présente l'inconvénient de remplacer le bord libre des petites lèvres (tissus pigmenté et épais) par une cicatrice longitudinale sur une muqueuse fine et fragile. Ainsi, le contact de cette suture avec les sous-vêtements peut entraîner des troubles de la cicatrisation et/ou des douleurs lors des rapports intimes (dyspareunie)


La technique de résection triangulaire (ou en V) et ses variantes

Cette technique plus récente permet de traiter à la fois un excès de longueur et de hauteur des petites lèvres. De plus, en réséquant un triangle de petites lèvres à sommet interne, la cicatrice n'est plus longitudinale mais perpendiculaire au bord libre des petites lèvres, en direction du vagin. Ainsi, il n'existe plus de frottements entre la cicatrice et les sous-vêtements, et les risques de troubles de la cicatrisation et de dyspareunie sont minimisés.

En outre, en modifiant la forme et la position du triangle, cette technique permet d'adapter au mieux la résection en fonction de la localisation et de l'importance de l'hypertrophie.

Enfin, dans certains cas d'hypertrophie majeure, il est également possible de réséquer deux triangles (antérieur et postérieur).

 

Les risques

 

Tout acte médical, investigation, exploration, intervention sur le corps humain, même conduit dans des conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et à la réglementation en vigueur, expose à un risque de complication. Comme toute intervention, la nymphoplastie de réduction comporte des risques :

- Lâchage de sutures (désunion cicatricielle) : partiel ou total, il est parfois lié à la constitution d'un hématome ou à un traumatisme, même minime. Il entraîne un retard de cicatrisation qui allonge les suites opératoires et peut nécessiter dans certains cas la réalisation d'une nouvelle suture sous anesthésie locale.

- Hématome : lié à un saignement sous la muqueuse, il peut entraîner un lâchage partiel ou total des sutures.

- Infections locales : en dépit de la localisation, elles sont rares lorsque les conseils d'hygiène sont bien suivis. Néanmoins, une infection du site opératoire est toujours possible et peut parfois nécessiter des soins locaux et/ou un traitement par des antibiotiques adaptés.

- Nécroses cutanées ou muqueuses : rares, elles sont généralement localisées et nécessitent des soins prolongés.

- Dyspareunies (douleurs lors des rapports intimes) : elles sont exceptionnelles avec les techniques de résection en triangle et sont généralement transitoires.

- Altération de la sensibilité des petites lèvres : elles sont également très rares, et, lorsqu'elles existent, elles sont le plus souvent transitoires, partielles, et récupèrent en trois à six mois.

 

Avant l'intervention


- 2 consultations de chirurgie espacées de 15 jours au moins sont obligatoires avant tout acte de chirurgie esthétique.

- 1 consultation d'anesthésie est obligatoire plusieurs jours avant l'intervention.

- Des photographies médicales sont toujours réalisées en chirurgie esthétique.

- Les consignes médicales systématiques les plus importantes sont les suivantes :

  • Arrêt strict du tabac avant l'intervention, pour réduire le risque de nécrose cutanée et de troubles de la cicatrisation, qui sont plus importants en cas de tabagisme.
  • Arrêt de la prise d'aspirine, d'anti-inflammatoires, ou d'anti-coagulants oraux dans les 15 jours qui précèdent l'intervantion pour réduire le risque d'hématome.
  • Arrêt de la contraception orale 1 mois avant l'intervention, pour diminuer le risque thrombo-embolique.
  • Toilette intime la veille et le matin de l'intervention avec de la bétadine gynécologique.

 

L'intervention


- Vous êtes hospitalisée le matin de l'intervention à 7h30.

- Vous devez impérativement être à jeun depuis minuit (y compris pour l'eau et le tabac).

- L'intervention se déroule sous anesthésie générale. Elle dure moins d'une heure en général.

 

Après l'intervention

 

- Une surveillance à lieu en salle de réveil d'abord, puis dans votre chambre.

- Le pansement de type protège slip est remplacé le lendemain de l'intervention.

- L'hospitalisation dure une nuit (sortie le lendemain de l'intervention).

- Les fils sont entièrement résorbables. Il n'est donc pas nécessaire de les faire enlever.

- Des soins locaux simples sont nécessaires (désinfection de la zone jusqu'à la chute des fils résorbables).

- La douche est autorisée (et conseillée) à partir du 3ème jour. En revanche, les bains sont interdits pendant 3 semaines en raison du risque de macération.

- Il est conseillé de porter des vêtements non sérrés (jupes, joggings), d'éviter les dessous en dentelle et les strings, et d'utiliser des protèges-slips épais pendant la période post-opératoire.

- Les rapports sexuels et l'utilisation de tampons périodiques sont interdits pendant au moins 4 semaines, suivant l'évolution et la cicatrisation.

- Plusieurs consultations de contrôle sont réalisées : à 1semaine, 1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an après l'intervention.

- De façon classique et habituelle, les semaines après l'intervention, sont présents :

  • Un oedème (gonflement) des petites lèvres. Il peut être asymétrique et s'estompe au cours des premières semaines.
  • Des ecchymoses (les "bleus") des petites lèvres, souvent asymétriques. Elles persistent quelques semaines, au minimum 15 jours.
  • Une sensation de tension inconfortable des petites lèvres pendant quelques jours à quelques semaines.
  • Parfois des douleurs, qui sont soulagées par les traitements antalgiques simples.
  • Le résultat définitif de la nymphoplastie de réduction ne doît pas être apprécié avant deux mois. Il faut attendre 12 mois pour juger de l'aspect définitif des cicatrices.
 
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